Posté par DataTourisme hier à 16:46
Information fournie par Office de Tourisme Troyes la Champagne.
Centre d'art contemporain / Passages
10000
Troyes
Après des études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten, à Amsterdam, Karina Bisch a développé un vocabulaire artistique unique usant de nombreuses références à l’art géométrique, mais aussi à la mode ou à la danse, élaborant une sensibilité particulière à la modernité. L’artiste examine de près l’esthétique des avant-gardes historiques qu’elle déforme et adapte en fonction de ses besoins. Par ses œuvres et performances au ton parfois théâtral, Karina Bisch, toujours irrévérencieuse et pragmatique, rejoue son XXe siècle en détournant l’universalité présumée des canons du modernisme.
Le titre de l’exposition évoque la "Casa Sonia", boutique que l'artiste Sonia Delaunay ouvrit à Madrid à la fin des années 1910, elle qui disait que « si la peinture est entrée dans la vie, c'est que les femmes la portaient sur elles ».
Karina Bisch développe depuis les années 1990 un travail plein d’hommages et de joie, de reconnaissance sans nostalgie, s’émancipant des modèles et formulant des associations libres de références. Elle tente ainsi de « ramollir les frontières rigides entre l’art, l’artisanat et la vie ».
En transformant Passages en sa Casa Karina, elle diffuse la peinture sur tous supports et en tous lieux : sur des tableaux bien sûr, mais aussi sur des vases, des chaises / tables, un tapis, des patchworks, des papiers peints découpés et collés, des lampes, une cabane, les murs…
C’est une trentaine d’œuvres, produites pour l’exposition ou plus anciennes, qui se déploient dans les espaces de Passages.
Pour l’artiste, l’exposition est une manière de rejouer le travail de l’atelier vers l’architecture du centre d’art, en y transposant sa palette de couleurs éclatantes et généreuses.
Peindre partout, peindre comme on vit, humblement, en jouant à manipuler le répertoire des formes issues des standards du modernisme, de ses souvenirs, comme de la culture populaire ; Karina Bisch nous entraîne avec elle, avec « la peinture qui parle, qui danse, qui rit, qui a un corps ».
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