Posté par DataTourisme le 18 févr. à 07:34
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Temple Grignan
15 rue Grignan
13006
Marseille 6
Un parcours musical vers la paix. Poulenc, Fauré, Rheinberger, Rossini, Schubert...
Ex Bello Pax
Résolument antichronologique, ce programme remonte donc vers le passé un chemin musical allant de la guerre à la libération, la paix.
Le prologue est Priez pour Paix de Francis Poulenc, composé à la veille de la guerre de 39-40, sur un poème de Charles d’Orléans inspiré et confiant.
Le parcours se poursuit et évoque la guerre avec Les Djinns de Gabriel Fauré sur le poème de Victor Hugo. Les djinns sont des créatures hybrides issues de la mythologie orientale qui seront jugées avec les humains au jour du jugement dernier… Dans ce texte, elles sèment l’effroi par leurs survols inquiétants.
Vient ensuite le Stabat Mater de Josef Gabriel Rheinberger, compositeur allemand. Cette œuvre aux accents très romantiques, inspirés et profonds traduit la douleur des mères face aux conséquences de la barbarie.
L’espoir renait avec le Kyrie de la Petite Messe Solennelle de Gioachino Rossini qu’il a composée à 78 ans. Cette œuvre charnière du programme fait cohabiter la supplique « Seigneur prend pitié » au rythme obstiné et inquiétant avec un Christe néo-palestrinien au contrepoint transparent qui ouvre une porte vers une espérance toute juvénile. « Un peu de cœur, tout est là » disait Rossini en parlant de cette pièce que l’on peut considérer comme son testament musical.
La capacité de l’homme à se redresser apparaît avec le De torrente, verset emprunté au Psaume 110 et mis en musique par Georg Friedrich Haendel dans son Dixit Dominus : « Il [l’homme] boira de l'eau du torrent dans le chemin et c'est pour cela qu'il relèvera sa tête ». Cette pièce crée un lien direct avec …
… Mirjams Siegesgesang (Le chant de victoire de Myriam) de Franz Schubert. Composée en mars 1828 à la fin de sa vie, cette œuvre à l’esthétique néobaroque doit beaucoup à Haendel que le compositeur viennois affectionnait particulièrement. Schubert n’a pas eu le temps de l’orchestrer si bien qu’il ne reste que la version pour soliste, chœur et piano. Cette cantate de « libération » est l’évocation de la traversée de la mer Rouge. Myriam, sœur de Moïse en est l’héroïne-récitante. La cavalcade du pharaon, qui n’est pas sans évoquer les accents de celle du Roi des Aulnes, cohabite avec une aria de type baroque et dialogue avec des chœurs d’une grande intensité théâtrale.
Olivier Plaisant, directeur artistique Les Divertissements
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