Posté par DataTourisme le 15 févr. à 07:25
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Galerie du Tableau
37 rue Sylvabelle
13006
Marseille 6
"Process d'assises" est une exposition personnelle de l'artiste Max Charvolen. Après avoir été longtemps professeur à l'école des Beaux-Arts de Marseille, l'artiste revient dans la ville pour présenter des sculptures chrysalides.
Vernissage lundi 9 mars / 18h-21h
Exposition
9 mars – 21 mars 2026
du lundi au samedi de 11h à 18h
(…) Posons la question rituelle du message de l'oeuvre. Si ça parle, qu'est-ce que cela dit ? A nous, en tant que locuteurs, pas grand-chose, du moins directement. Indirectement, cela nous fait reparcourir certaines allées de l'histoire de l'art. Mais ça parle surtout à notre corps, à nos pieds, à nos mains, à nos yeux, et donc à notre imaginaire. Parce qu’en même temps que nous repérons la trace de ce qui a été enveloppé, nous ne pouvons nous empêcher de réagir à la nouvelle forme, et d'inventer de nouvelles significations : les escaliers deviennent visages, oiseaux, les outils sexes, coquillages. De quoi ça parle ? De l'artiste d’abord, des centaines de gestes quotidiens qu'il a dû additionner pour transmuter un lieu en un autre, avec le matériau qui depuis des siècles ne servait qu’à représenter un lieu sur un autre. Et de nous, à des profondeurs que nous avons peu l’occasion de visiter. L’art de Charvolen nous invite à mobiliser nos ressources psychiques en puisant dans notre animalité. On a évoqué les mues à propos de ses enveloppes. Le dictionnaire permet d’affiner la comparaison. Il nous apprend que les insectes passent par trois stades de transformation avant de trouver leur forme : la chrysalide dans laquelle la chenille s'enferme pour muer, la nymphe, stade intermédiaire où elle perd sa forme initiale et devient larve, et l'imago qui est la forme définitive de l'être sexué, juste avant l’éclosion. L’enveloppe est donc bien dans le monde animal facteur à la fois de changement et d'identité. En l'appliquant aux lieux et aux objets de notre environnement quotidien Charvolen nous incite à changer pour mieux nous (re)trouver.
Nicole Biagioli (Sémioticienne). MU(ES)TATIONS, sur l’oeuvre de Max Charvolen,
in Max Charvolen sur le trésor des Marseillais, Delphes, musées de Marseille, 2007.
https://www.documentsdartistes.org/artistes/charvolen/repro.html
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